Margarita Louis-Dreyfus, d’une multinationale à l’OM

Depuis dix mois, la veuve de Robert Louis-Dreyfus rgne, entoure d’une garde rapproche, sur un empire tentaculaire qui s’tend jusqu’au club marseillais. Cette jeune femme d’origine russe est la nouvelle attraction du monde des affaires. Destin d’hritire.

« Mar-ga-ri-ta ! » Jean-Claude Gaudin, le maire de Marseille, n’est pas le dernier à se précipiter, ce 15 mai, dans les bras de celle que toute une ville et le monde du football courtisent et observent. Hier effacée, la veuve de Robert Louis-Dreyfus, l’époux milliardaire qui signait des chèques comme des autographes pour ce club dont elle a subitement hérité, un jour de juillet 2009, est aujourd’hui devenue une figure de premier plan de la cité phocéenne.

Alors que la Canebière fête son titre de champion de France, c’est elle que l’on s’en va saluer avec ostentation dans les salons privés du Stade Vélodrome, sans que personne parvienne à déchiffrer ce qu’il y a derrière les sourires de cette richissime héritière. Sans que l’on sache si cette passion des affaires que lui a inoculée « RLD » s’accompagne chez elle du même tempérament de mécène…

Quelques jours auparavant, à Saint-Germain-en-Laye, dans le salon de la demeure familiale, un bel hôtel particulier entouré d’un parc dominant Paris, Margarita épluchait le courrier de l’OM en compagnie de Vincent Labrune, président du conseil de surveillance du club. Plusieurs factures sonnantes et trébuchantes, un contrat de parrainage, la lettre d’un agent de joueur réclamant quelques millions d’euros…

Le tout-venant pour celle qui semblait vouloir expédier ces bricoles au plus vite. « Qu’en penses-tu, Vincent ? » La voix est posée, l’accent russe prononcé, les mains vibrionnantes. Sous la crinière blonde, le regard est vif. Le ton policé ne parvient pas à effacer la détermination qui se dégage de celle que Marseille a baptisée la « tsarine ».

En l’espace de quelques instants, les affaires courantes du club phocéen sont expédiées : l’intéressée a la tête ailleurs. Arrivée de Zurich il y a quelques heures au volant d’un break BMW, elle s’était précipitée à l’hôpital américain de Neuilly, au chevet de sa belle-mère, Jeanne Louis-Dreyfus, 97 ans, qui venait de se briser la clavicule.

Le soir même, elle devait repartir en direction de son antre suisse, évoquant des « réunions urgentes ». Zurich, là où un petit cercle de conseillers et d’avocats, hérités de l’ère « RLD », ainsi qu’une pile de parapheurs, l’attend : ses vraies affaires, sa nouvelle vie.

Et quel destin ! Celui d’une mère de famille parachutée à la tête d’une multinationale spécialisée dans le négoce de matières premières. Un groupe tentaculaire (48 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2008), dont elle apprend, jour après jour, à décrypter les arcanes.

Mais à qui d’autre que Margarita, sa seule et unique confidente, Robert Louis-Dreyfus aurait-il pu confier l’avenir de la maison ? Si la cause semble entendue aujourd’hui, si personne ne se risque à remettre en question sa présence à la tête du vénérable conglomérat qui place la famille Louis-Dreyfus parmi les toutes premières fortunes privées européennes, les responsabilités dont la jeune femme a hérité, il y aura un an en juillet prochain, restent pourtant le fruit insensé d’un hasard et d’un calvaire.

Le hasard. Née à Saint-Pétersbourg dans une famille modeste – élevée, après le divorce de ses parents, alors qu’elle n’a que 6 ans, par son grand-père, chimiste dans une petite entreprise d’Etat – Margarita intègre, à 18 ans, une société d’import-export suisse.

C’est à la fin des années 1980 qu’elle rencontre dans un avion, entre Londres et Zurich, Robert Louis-Dreyfus, l’héritier d’une dynastie de riches commerçants, fondée par Léopold, son arrière-grand-père, en 1851.

Silhouette de catcheur et sourire enjôleur, cet agnostique, diplômé de Harvard, ancien boxeur, fils d’un père juif et d’une mère catholique, tombe immédiatement sous le charme de la jeune femme, qu’il séduit en lui montrant des photos de… son chien.

Le 15 mai 1992, Margarita Bogdanova épousera cet étrange milliardaire qui fuyait les seigneurs de l’argent, se moquait des étiquettes et se tenait à l’écart de tout : des barons du Medef, des tartarins du Fouquet’s et des locataires du CAC 40.

Effacé et secret, RLD, qui avait pour autres habitudes de donner ses conférences de presse en chaussettes et de fumer des « barreaux de chaise », cultivait l’image d’un funambule surdoué de la finance, préférant jongler avec ses milliards dans le secret de ses bureaux zurichois, entouré des siens, plutôt que s’afficher aux côtés du gotha de Wall Street.

Mais quel étrange attelage que ce Gatsby des affaires et cette jeune Slave ! L’ours et la poupée de fer. Le capitaine d’industrie taiseux et la blonde volcanique. Le premier lui a livré les secrets et les clefs de son groupe. La seconde lui a juré fidélité et donné trois fils, Eric, Maurice et Kirill.

Mais l’ascension de Margarita s’est faite aussi autour d’un lit de souffrance. Durant plus de deux ans, la jeune femme a veillé celui qui, atteint d’une leucémie depuis le milieu des années 1990, s’est découvert à l’été 2007 un virus rarissime, le JC : une saleté sur laquelle la médecine n’a pas de prise.

Alors que, perclus de douleurs, Robert Louis-Dreyfus aurait dû vivre quelques semaines, il tiendra vingt-quatre mois. Repoussant toute idée de la mort, l’homme d’affaires consultera, en vain, les plus grandes sommités du corps médical, tandis qu’effaçant ses angoisses Margarita passera des nuits entières, rivée à son ordinateur, pistant sans relâche les moindres avancées sur cette étrange maladie.

En octobre 2007, ce qui était une lente agonie prend un tour fulgurant : de retour d’un exténuant séjour en Chine – son dernier voyage – Robert Louis-Dreyfus est un fantôme. Au bas de la passerelle de son jet, qui atterrit à Zurich, l’industriel n’est plus qu’un pantin accroché au bras de celle qu’il a secrètement intronisée au bas d’un document testamentaire, alors encore confidentiel.

« Je n’ai jamais vu quelqu’un d’aussi courageux et résistant » : campée debout face au lac de Zurich, dont l’eau vient lécher les marches d’une somptueuse villa de marbre et de granit, Margarita revit cette période. Sur les murs, ou posés à même une console, les souvenirs de celui qui hante les lieux : photos, autoportraits, dédicaces…

C’est ici que, durant des mois, RLD a préparé cette épouse à l’indicible. C’est dans ce salon que le plus discret des grands capitalistes a formé, jour après jour, celle qui a dû se plonger dans les dédales de la plus vaste « ferme » du monde, dans les coulisses de l’une des multinationales les plus secrètes du globe.

Car le groupe Louis-Dreyfus est l’un des géants mondiaux du négoce de matières premières agricoles. Sucre, éthanol, coton, café, soja, blé, riz, oléagineux… ces denrées constituent 60 % de l’activité d’un empire labyrinthique – hier présent dans l’énergie et les télécoms, aujourd’hui dans l’immobilier et, bien sûr, dans l’OM.

Afin d’en assurer la pérennité, RLD a décidé, dès 2006, de mettre en place une société holding, dont il a pris plus tard le contrôle. Le 29 juin 2007, épaulé par la banque Lazard, il propose aux sept autres actionnaires du groupe – tous membres du clan familial, frères, soeurs, cousins – le rachat de 70 % du capital.

Dans la foulée, il crée une fondation qui détient aujourd’hui 100 % de sa participation. Désormais seul maître à bord, Robert Louis-Dreyfus organise dans le même temps sa succession. Il installe en bonne place, au sein de cette fondation, trois de ses proches, dont son épouse.

Margarita à la barre et ses trois fils sur la dunette, la scène est inédite. Un siècle et demi après la mort de Léopold, c’est une femme venue du froid qui s’impose à la tête de l’empire. « Il y avait un taulier, il y a désormais une taulière, résume, admiratif, Jean-Pierre Bechter, et vous verrez, dit-il, qu’elle sera au rendez-vous de son histoire personnelle. »

Ce fidèle de Serge Dassault, administrateur du Figaro, est, avec le directeur de l’Opéra de Saint-Pétersbourg, Valery Guerguiev (un intime de Vladimir Poutine et de Dmitri Medvedev), l’industriel François Pinault ou le président de la Fédération internationale de football, Joseph Blatter, de ceux qui l’ont prise sous leur aile. Le patron de la Fifa confie ainsi avoir toujours été « impressionné, non seulement par la mère de famille, mais également par la femme d’affaires devenue le porte-bonheur de l’OM ».

La « tsarine » peut également compter, en Suisse, sur le précieux soutien d’une phalange de juristes fidèles à la mémoire de RLD, dont ses deux exécuteurs testamentaires, Martin Foster et Hunger Buehler. Ils la protègent, notamment, des multiples cabinets et officines (avocats d’affaires, conseillers divers et margoulins) qui rôdent, alléchés par l’odeur du pactole.

Et puis il y a les « hommes du président ». Ceux qui composaient hier sa garde rapprochée et qui entourent aujourd’hui l’héritière : Jacques Veyrat et Vincent Labrune. Polytechnicien brillant, le premier dirige le conglomérat. C’est l’indispensable disque dur du groupe. Ce proche d’Alain Minc, dont le nom circula pour la présidence de France Télécom, connaît tout de l’entreprise. Le second fut le « petit frère de Robert », selon les propres mots de Margarita.

Habile et véloce, cet ancien communicant de Jean-Luc Delarue et du boxeur Brahim Asloum s’est vu remettre un matin par RLD les clefs de l’Olympique de Marseille, un club sur lequel il a désormais la haute main. Là aussi, un destin impensable pour ce jeune quadra à qui la veuve de Robert Louis-Dreyfus donna pour seule feuille de route, à la mort de ce dernier : « On continue, mais tu te débrouilles. » Pas si mal.

Mais, pour l’heure, c’est sur un autre terrain, autour d’un autre tapis vert, celui du conseil d’administration du groupe, que se joue la partie la plus rude.

Depuis quelques mois, Margarita s’emploie à sanctuariser un empire qu’elle entend pérenniser pour sa descendance, en veillant à ce que rien ne bouge, ni ses statuts ni son caractère familial : la fameuse promesse faite à Robert sur son lit de mort… Celle qui s’est déjà bâti un prénom doit maintenant se construire des initiales : MLD. Le travail a commencé. Au burin.

VIDEOS. Valence: Un forcené fonce sur des militaires

un homme a fonc avec sa voiture sur des militaires stationns prs d’une mosque ce vendredi. Il a t grivement bless aprs avoir refus de s’arrter. Dans la confusion, un passant a t bless par une balle perdue.

Que s’est-il passé dans la tête de cet individu? Un homme a foncé vendredi après-midi en voiture sur un groupe de militaires postés devant la grande mosquée de Valence dans la Drôme. Les soldats étaient présents dans le cadre du dispositif « Sentinelle ». Le forcené a été grièvement blessé au bras et à la jambe par des tirs de sommation de l’un des militaires. Il a continué sa route et son véhicule a terminé sa course à proximité, dans un fossé. Son pronostic vital n’est pas engagé.

« Les militaires ont intimé l’ordre à la personne, après son premier assaut, d’arrêter son véhicule. Il a foncé une deuxième fois sur eux », précisait hier le secrétaire général de la préfecture au Parisien qui a loué le « sang-froid » des soldats .

Selon Le Dauphiné Libéré, les quatre militaires ont été projetés au sol. L’un d’entre eux a été plus sévèrement touché par le véhicule et a été blessé au genou et au tibia. Une balle perdue a également blessé un passant, touché à un mollet. Les deux hommes ont été hospitalisés. Leurs jours ne sont pas en danger.

Les militaires visés

Les motivations du forcené restent encore inconnues, étant donné son hospitalisation. D’après Le Parisien, l’homme n’avait pas de papiers sur lui et n’a pas toujours pas été identifié. De son côté,BFMTV rapporte que ni explosifs ni armes n’ont été retrouvés dans le véhicule, une Peugeot 307. Celle-ci serait immatriculée en Savoie. Le conducteur, âgé de 29 ans serait originaire de Bron dans la banlieue lyonnaise.

Selon France 2, qui rapporte le témoignage d’un secouriste, l’homme a voulu directement attaquer les militaires, « qui tuent des gens » et non la mosquée. Ce que semble confirmer Frédéric Loiseau, secrétaire général de la préfecture, sur France Info: « A priori, les premières informations laissent à penser plutôt que les militaires étaient visés, absolument pas la communauté. »

Le Dauphiné Libéré a publié plusieurs vidéos des lieux de l’attaque, témoignant de l’important dispositif policier déployé:

Soutien de l’exécutif aux militaires

Dans un communiqué commun, les ministres de la Défense et de l’Intérieur, Jean-Yves Le Drian et Bernard Cazeneuve, expriment leur soutien aux militaires visés par l’attaque et « renouvellent leur gratitude » envers l’ensemble des forces de l’ordre mobilisées « pour assurer la protection des Français. » Des mots également utilisés par Manuel Valls sur Twitter:

« Il appartiendra à l’enquête d’établir les motivations précises de l’auteur », écrivent les deux ministres. Le procureur de la République de Valence s’est rendu sur place et devrait s’exprimer dans la soirée ou samedi. Pour l’heure, le parquet de Paris n’est pas saisi, ce qui exclut toute dimension terroriste au dossier.

Comment éviter la gueule de bois?

Vous comptez boire pour le Nouvel An? La rdaction de L’Express prend soin de vous: voici nos remdes de ftards aguerris. Efficacit non garantie.

Avertissement: les « remèdes » ci-dessous ne sont nullement garantis pour leur efficacité. C’est seulement avec le temps que l’alcoolémie baisse.

Caroline Lazard: Après chaque verre, j’essaie de boire un verre d’eau. Le succès n’est pas toujours garanti… Dans ce cas, une aspirine en rentrant, c’est plié.

Mathilde Laurelli: Je ne bois pas, tout simplement.

Arthur Police: Déjà, je bois quand j’ai soif. Et même si la tentation est grande de boire ma coupe -ou ma pinte- quand je l’ai dans la main, je ne me force pas. Et quand je sens que ça me monte à la tête, je passe au soda. C’est comme la technique de l’eau, mais c’est meilleur.

Eric Mettout: Le seul qui marche: une aspirine avant de me coucher, pour éviter le mal de crâne du lendemain, voire, les bons jours, me réveiller fringant, l’oeil vif et l’esprit clair. Un autre? Ne pas boire…

Anne-Laure Pham: Manger copieusement avant toute soirée alcoolisée, histoire d’éponger. Idem le lendemain, mais en mode « détox », avec moult bouillon de légumes et thé vert customisé de feuilles de menthe. Cachet d’aspirine en bonus, avant de me coucher et au réveil, suivi d’une balade au grand air. Accessoirement, je pense que les maux de tête les plus sévères sont liés à la qualité de la bière ou du vin ingurgité. Mais c’est une autre histoire 😉

Benjamin Turquier: Mmm….dormir. Eventuellement jouer à des jeux vidéos. Et puis dormir encore un peu. Mais le vrai secret, c’est d’attendre que ça passe :)

Thierry Dupont: Mon remède: 1 paracétamol avant de dormir; 1/2 verre de vin ou une bière avec le premier vrai repas. Et tu es prêt!!!

Ulla Majoube: Pour moi, le meilleur moyen d’éviter la gueule de bois est d’alterner eau et alcool lors de la soirée ou du dîner. En général, l’alcool assoiffe, et c’est souvent ce qui cause des maux de tête chez moi ou des réveils la bouche pâteuse. Donc, mon credo est « soirée en eau bien arrosée, matin chagrin évité »! Et surtout, pas de réveil le lendemain: qu’on me laisse me réveiller à mon rythme, ou ça barde!

>>> Lire aussi notre dossier Où fêter le réveillon du Nouvel An

Antidotes plus élaborés

A titre indicatif, voici des antidotes plus élaborés que les notres, relevés dans l’indispensable ouvrage Les Miscellanées culinaires de Mr.Schott, de Ben Schott (Ed. Allia). A tenter, pour certains à vos risques et périls:

Le Docteur: oeuf cru, cognac ou xérès, sucre, lait frais.

L’Embaumeur: un demi-litre de thé froid, rondelles de citron.

L’Infirmière: un grand vere de xérès versé dans un 1/4 de litre de lait froid assaisonné de clous de girofle.

Le Médecin-major: champagne, giclée de cognac, deux oeufs crus.

Lazenby: eau chaude infusée au gingembre, miel et clous de girofle.

L’abus d’alcool est dangereux pour la santé. A consommer avec modération.

>>> Lire aussi notre dossier sur le Nouvel An

L’esprit mercenaire

J’ai eu la chance d’assister à un séminaire à La Rochelle – très belle ville – sur l’importance de l’esprit mercenaire qui est aujourd’hui devenu malheureusement très important dans notre monde moderne. Presque tout le monde est d’accord pour trouver honteux qu’on trafique de ses sentiments, de son honneur, de sa robe, de sa plume, de son mandat. Malheureusement ce qui ne souffre aucune contradiction dans la théorie, ce qui, dit comme nous le disons, ressemble plutôt à une banalité qu’à une haute vérité morale, a une peine infinie à pénétrer dans la pratique. Le trafic a envahi le monde. Les vendeurs se sont installés jusqu’au sanctuaire, et par sanctuaire je n’entends pas seulement les choses religieuses, mais tout ce que l’humanité a de sacré et d’inviolable. Ce n’est pas l’argent qui complique la vie, la corrompt et l’altère, c’est notre esprit mercenaire. L’esprit mercenaire ramène tout à une seule question: Combien cela va-t-il me rapporter? il résume tout dans un axiome: Avec de l’argent, on peut tout se procurer. Avec ces deux principes de conduite une société peut descendre à des degrés d’infamie qu’il est impossible de dépeindre et d’imaginer. Combien cela va-t-il me rapporter? Cette question si légitime tant qu’il s’agit des précautions que chacun doit prendre pour assurer sa subsistance par son travail, devient funeste aussitôt qu’elle sort de ses limites et domine toute la vie. Cela est si vrai qu’elle avilit même le travail qui est notre gagne-pain. Je fournis du travail payé, rien de mieux; mais si je n’ai pour m’inspirer pendant ce travail que le seul désir de toucher ma paye, rien de pire. Un homme qui n’a pour motif d’action que son salaire fait de la mauvaise besogne. Ce qui l’intéresse n’est pas le travail, c’est l’argent. S’il peut rogner sur sa peine sans retrancher de son gain, soyez sûr qu’il le fera. Maçon, laboureur, ouvrier d’usine, celui qui n’aime pas son labeur n’y met ni intérêt, ni dignité, et c’est en somme un mauvais ouvrier. Le médecin qui n’est préoccupé que des honoraires est un homme auquel il ne fait pas bon confier sa vie, car ce qui le met en mouvement c’est le désir de garnir sa bourse avec le contenu de la vôtre. S’il est de son intérêt que vous souffriez plus longtemps, il est capable de cultiver votre maladie au lieu de fortifier votre santé. Celui qui n’aime dans l’instruction de l’enfance que le profit qu’elle procure est un triste professeur, car ce profit est médiocre, mais son enseignement plus médiocre encore. Que vaut le journaliste mercenaire? Le jour où vous n’écrivez que pour le sou, votre prose cesse de valoir même ce sou. Plus le travail humain touche à des objets de nature élevée, plus l’esprit mercenaire, s’il intervient, le stérilise et le corrompt. On a mille fois raison de dire que toute peine mérite salaire, que tout homme qui consacre son effort à entretenir la vie doit avoir sa place au soleil,—et quiconque ne fait rien d’utile, ne gagne pas sa vie, en un mot n’est qu’un parasite. Mais il n’y a pas de plus grave erreur sociale que d’en arriver à faire du gain l’unique mobile d’action. Ce que nous mettons de meilleur dans notre œuvre, qu’elle se fasse à la force des bras, par la chaleur du cœur, ou la tension de l’intelligence, c’est précisément ce que personne ne peut nous payer. Rien ne prouve mieux que l’homme n’est pas une machine, que ce fait: deux hommes à l’œuvre avec les mêmes forces, les mêmes gestes, produisent des résultats tout différents. Où est la cause de ce phénomène? Dans la divergence de leurs intentions. L’un a l’esprit mercenaire, l’autre a l’âme simple. Tous les deux touchent leur paye, mais le travail de l’un est stérile, l’autre a mis son âme dans son travail. Le travail du premier est comme le grain de sable qui reste toute l’éternité sans qu’il en sorte rien, le travail de l’autre est comme la graine vivante jetée au sol, il germe et produit des moissons. Il n’y a pas d’autre secret pour expliquer que tant de gens n’ont pas réussi en employant les mêmes procédés extérieurs que d’autres. Les automates ne se reproduisent pas et le travail du mercenaire ne produit pas de fruit. A retrouver en synthèse sur le site de l’organisateur de ce séminaire à La Rochelle.

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Immobilier : 8 solutions d’investissement passées au crible

Des prix en retrait, des taux toujours trs bas… 2016 sera-t-elle l’anne pour acheter ? Prudence. Tous les voyants sont loin d’tre repasss au vert.

Tout au long de l’année 2015, cela vous a été dit et redit : il fallait acheter. Entre la baisse des prix et celle des taux, les professionnels n’ont cessé de rappeler que jamais la période n’avait été aussi propice. Nous avons néanmoins régulièrement mis un bémol à cette euphorie. Certes, les taux ont très certainement atteint leur plancher, mais les prix peuvent encore baisser dans les années à venir. Et il faut donc être prêt à renoncer à une potentielle plus-value.

Il n’empêche que les discours optimistes ont été entendus. Dans le neuf comme dans l’ancien, l’année 2015 a été celle du redémarrage du marché. Du moins jusqu’en septembre. Depuis, on assiste à un nouveau repli. En témoigne l’Observatoire du moral immobilier Logic-Immo/TNS Sofres réalisé au mois d’octobre : entre avril et octobre 2015, les intentions d’achat sont en baisse de 20 %. Et cette étude décèle une frilosité plus importante encore chez les vendeurs puisqu’ils seraient 25 % de moins à envisager de céder leur bien dans les douze mois à venir. Cette réticence est-elle fondée ? Difficile comme toujours de donner une réponse univoque.

S’il s’agit d’acquérir votre résidence principale, tout dépend de l’endroit où vous vivez, de votre situation personnelle et professionnelle… Et de votre approche psychologique. Un élément nouveau devra néanmoins être pris en compte en 2016 : l’élargissement du prêt à taux zéro (PTZ) dans l’ancien. « Ce n’est pas ce qui va déclencher les actes d’achat », tempère Ludovic Huzieux, directeur associé du courtier en crédit Artémis Courtage. Mais si vous aviez déjà un projet, pensez à prospecter les biens qui nécessitent beaucoup de travaux. D’une part, ils offrent une marge de négociation importante, d’autre part, ils ouvrent droit à un coup de pouce financier qui n’est pas négligeable.

Côté investissement, nous avons choisi de passer au crible la plupart des placements immobiliers. Car il est loin le temps où ceux-ci assuraient à tous les coups rendement, plus-value et parfois même fiscalité attractive. Désormais, il faut choisir, et là encore, selon vos objectifs, votre situation patrimoniale, fiscale, personnelle… Si certains segments nous paraissent moins risqués que d’autres, cela ne signifie pas pour autant qu’il faut se détourner du reste des placements. Ils s’adressent tout simplement à une cible plus restrictive, aguerrie et/ou prête à prendre des risques. Quel que soit votre choix, dans la mesure du possible, ne misez pas vos propres ressources sur un marché qui pourrait encore connaître quelques déconvenues. Compte tenu du niveau des taux toujours très bas, vous aurez plutôt intérêt à emprunter. Cela ne devrait pas être trop compliqué puisque les banques, si elles veulent enregistrer des résultats commerciaux supérieurs à ceux de 2015, vont devoir maintenir le robinet du crédit largement ouvert.

Le locatif dans l’ancien

Les lois Alur et Macron ont apporté leurs lots de changements pour les propriétaires bailleurs. Si l’encadrement des loyers, pour l’instant restreint à Paris, a fait couler beaucoup d’encre, la réduction du délai de préavis de trois à un mois pour le locataire, quelle que soit la date de signature du bail, est, elle, passée assez inaperçue. Cette mesure, toutefois, ne s’applique que dans les zones tendues. En résumé, ces derniers mois ont encore été synonymes de nouvelles contraintes pour le propriétaire. De quoi diminuer davantage l’attractivité d’un placement déjà écorné par une rentabilité en berne et une fiscalité en hausse.

D’un autre côté, deux arguments continueront à jouer en faveur de l’investissement immobilier en 2016 : des taux très bas et des prix négociables. Après avoir effectué un certain nombre de simulations, Guillaume Fonteneau, conseiller en gestion de patrimoine indépendant et auteur du Blog Patrimoine, explique que, sur le long terme, « si les taux remontaient au niveau fort probable de 4,5 %, il faudrait que les prix baissent de 30 % pour que le coût de l’investissement reste au même niveau qu’aujourd’hui ». Donc, à moins de croire à un effondrement total du marché, mieux vaut profiter des taux à 2,5 %, quitte à acheter un bien encore légèrement surévalué. D’autant que, selon le conseiller, « la fébrilité des vendeurs permet actuellement de négocier d’importantes baisses de prix ». Quant à savoir où investir, prenez votre décision selon ce que vous recherchez. Vous visez le rendement ? Privilégiez les villes de taille moyenne, en vérifiant au préalable le dynamisme du marché locatif. Vous préférez la sécurité ? Optez plutôt pour les grandes villes. Quitte à faire de la location meublée pour adoucir la fiscalité.

+ Des taux très attractifs, des prix négociables.

– Un risque de moins-value.

Le locatif dans le neuf

Les réservations de logements neufs ont connu une forte progression en 2015. Les derniers chiffres de la Fédération des promoteurs immobiliers font état de 28,7 % de hausse sur les neuf premiers mois de l’année 2015 par rapport à la même période un an plus tôt. Et ce sont clairement les investisseurs qui portent cette tendance puisque l’augmentation des ventes auprès de ce public atteint 62,8 %. Un regain d’activité qui s’explique par l’entrée en vigueur de la loi Pinel, mais pas seulement. Selon le courtier en crédit Vousfinancer.com, « la hausse sensible de l’imposition pour les ménages de classe moyenne a certainement contribué à déclencher la reprise ». Comme toujours, il ne faudra pas se laisser aveugler par l’avantage fiscal du dispositif Pinel et les simulations très attractives mises en avant par les promoteurs. En effet, d’après le Laboratoire de l’Immobilier, qui évalue les programmes immobiliers neufs, dans certaines villes, les plafonds de loyer Pinel sont largement supérieurs aux loyers de marché : l’écart est de 10 % à Toulouse, de 15 % à Lille, de 21 % à Montpellier de 23 % à Marseille… Si vous souhaitez néanmoins investir dans le neuf, ne visez pas le rendement, mais privilégiez les biens de très grande qualité, donc bien situés, qui conserveront une valeur patrimoniale.

+ Un avantage fiscal attractif.

– Des prix très élevés, des rendements faibles.

Les parkings

Depuis le 1er juillet 2015, la loi Hamon a imposé que le stationnement soit facturé au quart d’heure et non plus à l’heure. L’objectif était de faire baisser les prix. Malheureusement pour les utilisateurs, c’est l’inverse qui s’est produit, car de nombreux parkings ont compensé ce nouveau mode de tarification par une forte augmentation de leurs prix horaires. Ainsi, entre mars-avril et juillet 2015, selon l’association CLCV, le coût moyen de l’heure a augmenté de 8,1 %. Pour deux heures, la hausse est de 6,4 % et pour vingt-quatre heures, elle atteint 11,1 %, à 17,10 euros en moyenne.

A lire : Investir dans un parking, c’est 6 à 12% de rendement attendu !

A ce tarif-là, la location d’un box à l’année est vite rentabilisée. Malgré le développement des transports en commun et de l’auto-partage, la demande a encore de beaux jours devant elle. A condition toutefois de rester sélectif dans le choix de la place. Privilégiez les centres-villes et, plus généralement, les secteurs peu pourvus en stationnement. Pour autant, ne surpayez pas l’emplacement. Une fois loué, vous devez pouvoir obtenir un rendement brut de 6 % au minimum. Et celui-ci peut grimper largement au-dessus de 10 % dans les villes de taille moyenne. Pour limiter le risque d’une éventuelle baisse de la demande, le mieux est d’opter pour un box fermé, qui a l’avantage d’offrir à la fois un stationnement et un espace de stockage.

+ Rendement élevé, budget limité, peu d’entretien, règlementation souple.

– Possible érosion des loyers.

L’immobilier à l’étranger

« Les expatriations et les investissements des Français à l’international continuent de se renforcer en 2015 », constatait le spécialiste de l’immobilier haut de gamme, Barnes, au printemps 2015. Et ce ne sont sans doute pas les récents événements dramatiques qui vont inverser cette tendance. Si les zones privilégiées restent l’Europe ou les Etats-Unis, l’île Maurice, qui jouit d’un contexte politique stable, attire de plus en plus.

D’autant que l’investissement, ouvert aux Français depuis 2002, y est désormais plus abordable. « Si l’on trouve toujours des programmes très haut de gamme à plus de 2 millions d’euros, il est désormais possible d’acheter des biens à 300 000 euros », assure Outi de Falbaire, directrice associée de Barnes Mauritius. Même à ce prix, il convient de réfléchir à deux fois avant d’investir. En effet, il n’est question ici ni d’un hypothétique objectif de rendement ni d’une potentielle plus-value. Il s’agit plutôt de s’offrir un pied-à-terre dont une partie des charges pourra être financée grâce à la mise en location du bien quelques semaines par an. A cela s’ajoute la possibilité de bénéficier d’un statut fiscal attractif. Comme l’explique Stéphane Dadoune, hotel manager de Heritage The Villas, l’acquisition d’une villa à Maurice permet d’obtenir le statut de résident fiscal mauricien, donc de bénéficier des accords de non double-imposition. Il n’y a pas de droits de succession, pas d’impôts sur la plus-value immobilière, et les dividendes sont exonérés d’impôts. Quant à l’impôt sur le revenu, il est forfaitisé à 15 %.

+ Cadre de vie, fiscalité attractive.

– Perspectives de rendements et de plus-value limitées, montants d’investissements élevés.

L’immobilier géré

Sous ce terme générique sont regroupés les investissements dans les résidences de tourisme, étudiantes, seniors et dans les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad). Les conseillers en gestion de patrimoine présentent souvent ces biens comme des produits de défiscalisation. En effet, ils ouvrent droit au régime Censi-Bouvard qui permet d’obtenir une réduction d’impôt de 11 % du prix du bien, répartis sur neuf ans. Pour autant, une baisse de moins de 2 000 euros d’impôt par an sur un achat à 150 000 euros ne doit pas être un élément déterminant dans votre décision d’investir. La plupart du temps, vous aurez intérêt à opter plutôt pour le régime fiscal du loueur en meublé non professionnel (LMNP), qui permet d’amortir le prix du bien et d’être faiblement imposé sur les recettes locatives. Mais, bien plus que la fiscalité, l’attrait principal de cette catégorie de placement réside dans le rendement, qui oscille généralement entre 4 et 5 %.

Comment choisir le type de résidence susceptible de vous convenir le mieux ? En fonction de votre budget, pour commencer, les résidences étudiantes étant souvent les plus accessibles. Attention toutefois, elles peuvent souffrir de la concurrence de l’immobilier « classique ». L’achat d’une chambre en Ehpad, vendue beaucoup plus cher au mètre carré, doit être précédé d’un examen approfondi de la qualité du gestionnaire : en cas de faillite de ce dernier, il est quasiment impossible de relouer l’immeuble en l’état.

Quant aux résidences de tourisme, elles offrent la possibilité de bénéficier d’un pied-à-terre. Mais le rendement est généralement plus faible que sur d’autres segments. Enfin, nous conseillons d’être très prudent avec les résidences seniors : si les rendements promis sont alléchants, nous ne disposons d’aucune donnée fiable sur l’état de la demande réelle. Est-elle vraiment suffisante ?

+ Rendement attractif, absence de contrainte de gestion, avantage fiscal.

– Dépendance vis-à-vis du gestionnaire, locaux dédiés à un usage précis.

L’immobilier occupé

Pour limiter le risque de perte de valeur, fort probable dans les années à venir, rien de tel qu’investir dans un bien décoté. C’est justement ce que permet l’investissement dans un bien déjà loué. Cette décote variera en fonction de critères tels que le type de bail, la date de son terme, l’âge du locataire, le montant du loyer… Plus les contraintes sont importantes, plus la décote augmente.

« Pour moi cette décote n’est pas logique, souligne François Faure, cofondateur de La Bonne Pierre, un site spécialisé dans la vente d’immobilier loué. Car il est, au contraire, plus attractif d’acheter un bien occupé. » En effet, sauf si le loyer est complètement décoté par rapport au marché ou si le locataire en place est protégé – du fait de son âge et/ou de faibles revenus -, ce type d’investissement est à la fois plus sûr et plus rentable que l’achat d’un bien libre. Non seulement, il n’y aura pas de carence locative, ni de travaux à faire entre deux locataires, ni de frais de mise en location… mais vous disposerez aussi d’un historique des paiements du locataire. Ce qui est rassurant à la fois pour l’investisseur et pour les banques en cas d’emprunt.

Donc, plutôt que de vous intéresser au seul prix du bien et au montant de la décote, étudiez le loyer. S’il est faible, négociez un rabais. Et renseignez-vous d’emblée sur les possibilités de le réévaluer. S’il est en ligne avec le marché, saisissez cette opportunité.

+ Une décote éventuelle, un locataire connu.

– Un loyer parfois en dessous du marché.

L’achat en nue-propriété

Le démembrement de propriété, qui consiste à séparer la nue-propriété de l’usufruit d’un bien, n’est pas nouveau. Couramment utilisé comme technique de transmission patrimoniale, ce dispositif peut également être envisagé dès l’investissement. Dans ce cas, le particulier achète la nue-propriété et c’est un bailleur institutionnel qui conserve l’usufruit et loue le bien pendant une certaine durée.

Aujourd’hui, ce montage répond à des besoins toujours plus prégnants. Pour les collectivités locales, d’abord, c’est la possibilité de produire du logement social financé en partie par les investisseurs privés. Pour ces derniers, ensuite, c’est l’occasion de se porter sur de l’immobilier sans subir les contraintes toujours plus nombreuses en matière de location : prix d’achat élevé, vacance et loyers impayés, fiscalité lourde… En effet, l’acquéreur pourra profiter d’un tarif décoté d’emblée puisque l’achat de la nue-propriété revient le plus souvent à ne payer que 50 à 60 % du prix du bien. Et au terme de l’usufruit, généralement entre quinze et vingt ans, il récupérera la pleine propriété. Par ailleurs, il n’aura pas à assumer les impératifs et les risques locatifs, ceux-ci étant délégués à l’usufruitier. En contrepartie, bien sûr, l’investisseur ne percevra pas de recettes locatives pendant toute la durée du démembrement… Ce qui peut finalement se transformer en atout sur le plan fiscal : pas d’impôt sur le revenu ni sur la fortune et pas de taxe foncière.

De là à investir les yeux fermés ? Attention, les points à étudier sont les mêmes que pour un investissement locatif classique.

A savoir l’emplacement et la demande locale. A noter que dans ce cas précis, il est important de vérifier que le secteur n’est pas saturé en logements sociaux. Et ne pas oublier non plus qu’au terme de l’usufruit, il vous faudra soit trouver un locataire du parc privé, soit revendre le bien, soit y habiter… D’où la nécessité d’être sélectif en ce qui concerne la localisation.

+ Décote à l’achat, absence de contraintes de gestion, absence de fiscalité.

– Durée d’engagement très longue, impossibilité de récupérer le bien pour l’occuper.

Les SCPI

Les sociétés civiles de placement immobilier (SCPI) longtemps considérées comme l’une des meilleures options pour investir dans la pierre, font aujourd’hui l’objet de plusieurs inconnues. Sur la valorisation des parts, pour commencer. Comme le souligne Benjamin Nicaise, président de Cerenicimo, plate-forme dédiée aux produits d’investissement immobilier, « le marché de bureaux étant principalement soutenu par les institutionnels, il est très sensible à l’évolution des taux d’intérêt ». Rappelons que ces grands investisseurs privés ont jusque-là surtout profité des rendements attractifs liés à la baisse des taux.

Inévitablement, la remontée des taux entraînera un recul de la valeur des parts. L’incertitude porte également sur les revenus. Quelle sera la demande pour les locaux commerciaux et les bureaux dans les prochaines années ? Difficile de le dire. Les SCPI ne semblent pas encore avoir pris la mesure de l’essor du travail nomade, par exemple.

Paul Bourdois, cofondateur du site Francescpi.com, tempère en expliquant que « si certaines entreprises libèrent une partie de l’espace qu’elles louaient jusqu’alors, cela permettra d’accroître le nombre de locataires, ce qui diminue le risque. » Reste à trouver ces nouveaux preneurs de bail… Pas question toutefois de vous détourner totalement de ce placement qui présente toujours de nombreux atouts.

Mais il faudra privilégier les SCPI décotées, c’est-à-dire dont la valeur des parts est légèrement inférieure à la valeur des immeubles. Et vous renseigner sur la situation locative : vacance en hausse ? Franchises de loyer pour les nouveaux locataires ? Réserves limitées ? Autant de signaux qui pourraient augurer d’une baisse des revenus à venir…

+ Rendements attractifs, aucune contrainte de gestion.

– Incertitude sur l’avenir de la valeur des parts et des revenus, frais d’entrée élevés.

Salon du travail et de la mobilité professionnelle

Salaris, cadres, jeunes diplms, seniors, fonctionnaires, porteurs de projet… Soyez acteur de votre vie professionnelle, rendez-vous les 22 & 23 janvier au Salon du Travail et de la Mobilit Professionnelle.

Organisé par L’Express, sous le haut patronage du ministère du Travail, de l’Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social, cet événement rassemble plus de 250 exposants. Qu’il s’agisse de créer ou reprendre une entreprise, anticiper les évolutions économiques, changer de métier, de ville, de région ou partir travailler à l’étranger, développer ses compétences, ce salon s’adresse à tous les talents de tous horizons et offre une gamme riche, complète de solutions et de perspectives pour chaque parcours professionnel.

Inscrivez-vous gratuitement pour recevoir votre e-badge d’accès au salon.

  • 6 villages thématiques : Je cherche un job, Je me forme, J’entreprends, Je bouge en France, J’ose le monde, Je découvre l’emploi public. Découvrez la liste des exposants par pôle sur www.salondutravail.fr/les-exposants/
  • 32 conférences : retrouvez tout le programme détaillé sur www.salondutravail.fr/programmation/conferences/
  • Une dizaine d’ateliers : Des experts du marché de l’emploi et de la formation professionnelle seront là pour vous conseiller dans votre recherche. Découvrez les nouveaux dispositifs sur les thèmes de l’emploi et de la formation professionnelle sur l’espace du service public de l’emploi . De nombreux ateliers seront proposés au public. www.salondutravail.fr/programmation/animations/
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Assis dans une bulle vitrée: voilà à quoi va ressembler l’avion du futur

Une invention pourrait changer vos trajets en avion: une bulle vitre installe au sommet de l’appareil. « SkyDeck », c’est son nom, a t conu pour « tu l’ennui des longs vols ».

C’est une invention qui pourrait changer vos trajets en avion: une bulle vitrée installée au sommet de l’appareil. Une vue dans le ciel à 360 degrés, le nec plus ultra du siège près du hublot. « SkyDeck », c’est son nom, a été conçu pour « tuer l’ennui des longs vols », explique à Mashable le directeur et inventeur, Shakil Hussain.

La tête dans les nuages

Deux options sont proposées par l’entreprise Windspeed: un escalier menant au deux sièges ou carrément un ascenseur en forme de tube transparent dans lequel sont installés les fauteuils.

Mais le progrès, et le luxe, ont un prix: entre 8 et 25 millions de dollars, en fonction du type d’avion sur lequel le dispositif va être installé. Windspeed affirme avoir été contactée par deux compagnies, rapporte Mashable. Il va donc falloir attendre encore un peu pour pouvoir voyager la tête dans les nuages.

Miss France, Kim Kardashian, Clara Morgane: le Best of Styles

Miss France 2016, le mariage de Stromae, le placenta de Kim Kardashian, Clara Morgane et Eva Longoria sont les sujets les plus lus sur le site cette semaine.

Stromae a épousé sa compagne en secret

Le chanteur belge Stromae s’est marié avec sa compagne, Coralie Barbier. Passage en revue de ces célébrités qui ont tenu à célébrer leur union sans tapage médiatique.

Miss France 2016: les portraits des candidates

Diffusée sur TF1, l’élection de Miss France 2016 se déroule à Lille, ce samedi 19 décembre. Découvrez en images les 31 candidates.

Kim Kardashian a mangé son placenta

La star de télé-réalité a fait savoir sur son site officiel qu’elle avait décidé d’ingérer son placenta sous forme de gélules après son accouchement.

Clara Morgane est maman

L’ancienne star du X aurait accouché de son premier enfant, une petite fille, d’après Pure People. Il s’agit du premier enfant de l’animatrice et de son compagnon, le musicien Jérémy Olivier, alias Jey Didarko.

Eva Longoria est fiancée (pour la 3e fois)

L’actrice américaine a annoncé sur Instagram ses fiançailles avec l’homme d’affaires mexicain José Anto­­nio Baston.

Réforme constitutionnelle: Hollande maintient la déchéance de nationalité

Paris – Coup de thtre l’lyse mercredi: Franois Hollande a finalement conserv dans son projet de rvision constitutionnelle la dchance de nationalit, contrairement aux dclarations de la garde des Sceaux Christiane Taubira, et malgr les nombreuses critiques de la gauche.

Conformément à l’annonce solennelle du président de la République devant le Congrès le 16 novembre, trois jours après les attentats, le projet comporte deux articles. Le premier inscrit dans la Constitution un nouveau régime d’exception, l’état d’urgence, et le second introduit la possibilité de déchoir de leur nationalité les binationaux nés français « condamnés pour un crime constituant une atteinte grave à la vie de la Nation« .

En maintenant la déchéance de nationalité, le président de la République conserve une chance de voir sa réforme adoptée au Congrès, où il aura besoin d’une majorité des trois cinquièmes. La droite, inspiratrice de la mesure, avait prévenu qu’elle ne voterait pas le projet en son absence.

Mercredi, ses principaux ténors se sont cependant gardés d’applaudir le président. Seul le député Les Républicains Eric Ciotti s’est « réjoui » sur Twitter du maintien de la déchéance de nationalité, avant de demander la démission de Mme Taubira. Le député LR de Paris Claude Goasguen a même fait de ce départ un « préalable » à toute « discussion« .

La garde des Sceaux, qui avait annoncé depuis l’Algérie que le projet de révision constitutionnelle « ne retenait pas » la déchéance de nationalité, apparaît une nouvelle fois fragilisée et isolée.

« Ce qui a primé, c’est la parole engagée, (…) c’est la cohérence du président de la République entre le discours à Versailles (devant le Congrès) et l’adoption ce (mercredi) matin en Conseil des ministres« , a expliqué le Premier ministre Manuel Valls, au cours d’une conférence de presse à l’issue du conseil des ministres.

Le chef du gouvernement a toutefois marqué son soutien à Mme Taubira. « Chacun a droit à ses doutes, à ses interrogations, à ses questionnements et à ses analyses« , a-t-il martelé, annonçant qu’il défendrait la réforme de la Constitution avec elle. Mme Taubira elle-même a ironisé sur les journalistes qui, depuis trois ans, s’interrogent sur son départ du gouvernement.

« Les débats auront lieu à partir du 3 février » au Parlement, a précisé M. Valls, en affirmant avoir « confiance dans la responsabilité de la majorité comme de l’opposition« . Sur TF1 mercredi soir, M. Valls s’est dit « convaincu » d’avoir « une large majorité » au Parlement.

– Remous à gauche –

Sans surprise, l’annonce du gouvernement a créé des remous à gauche. La maire PS de Paris Anne Hidalgo et le député PS François Lamy ont vivement désapprouvé cette mesure, tout comme Europe Ecologie-Les Verts et le Parti de gauche. Le chef de file des députés communistes André Chassaigne a annoncé qu’il voterait contre l’ensemble du projet de réforme.

A contrario, la présidente du Front national a pavoisé, saluant dans un tweet le « premier effet des 6,8 millions de voix pour le Front national aux élections régionales« . Florian Philippot, vice-président du parti, a estimé que, « dans ces conditions« , le FN pourrait « voter cette révision« .

Le PS, prudent, a noté que le gouvernement avait « sui(vi) l’avis du Conseil d’État« .

Devant la presse, le Premier ministre s’est efforcé mercredi de désarmer les préventions des détracteurs de la mesure: « Comme l’ensemble du gouvernement, je suis très attaché au droit du sol (…) La déchéance de nationalité pour les seuls criminels terroristes s’appliquera indifféremment à tous les binationaux qu’ils soient français par le sol ou par le sang« .

Ces rebondissements ont laissé au second plan l’autre volet de la réforme, l’inscription dans la Constitution de l’état d’urgence. Là encore M. Valls s’est attaché à dissiper les inquiétudes, en affirmant qu’elle la meilleure manière de se prémunir de « tout risque de dérive« .

À l’instar de nombreux juristes, l’avocat Jean-Pierre Mignard, proche du chef de l’État, comme le Défenseur des droits Jacques Toubon, s’étaient inquiétés en début de semaine de cette constitutionnalisation.

M. Valls a par ailleurs annoncé que le gouvernement, se conformant à l’avis du Conseil d’État, n’avait pas retenu le dispositif de sortie progressive de l’état d’urgence initialement prévu. Il aurait permis de prolonger au-delà de l’état d’urgence des mesures prises dans ce cadre.

Enfin, le gouvernement a dévoilé devant le Conseil des ministres son « projet de loi renforçant la lutte contre le crime organisé et son financement, l’efficacité et les garanties de la procédure pénale« . Y figure notamment l’autorisation des perquisitions de nuit dans certaines circonstances.